Pendant les vacances j'ai décidé de retrouver un peu le côté obscur; avec parcimonie ceci dit parce que je suis sous antibiotiques ce qui exclut toute consommation de bière. Je suis allée faire le festival Garorock à Marmande; une petite concentration de groupes célèbres ou non, du rock, du métal, du punk, de l'électro (et même rap et hip hop; mais bon ça me bottait déjà moins).
Ca vaut la peine d'être raconté; parce que je ne le referai pas deux fois!
Au programme, plantage de tente, repas sur le pouce, concerts concerts concerts, puis repérage de la tente sans GPS en pleine nuit dans une mer de tentes similaires. La nuit c'était sans doute le pire; bon déjà les nuits sous la tente c'est jamais confortable, mais ça ne m'a jamais fondamentalement dérangée. Non là, déjà il faisait super froid et humide, déjà. Et puis il y avait une rave dans le champ d'à côté, et les ondes de basses se propageaient dans le sol; nuit et jour, 24h/24. Alors après 1h de sommeil quand il fallait embrayer sur une nouvelle journée c'était un peu difficile. D'ailleurs j'ai pas parlé des douches... Et je n'en parlerai pas.
Donc heureusement le lendemain, contre mauvaise fortune, bon coeur, nous prenons un petit déjeuner à la terrasse d'un café avec une barquettes de fraises et des musiciens de rue; plutôt sympa.
Les groupes que j'ai vu le deuxième jour étaient excellents aussi, j'ai fait pas mal de découvertes; peut être qu'un jour je m'essaierai à la critique mais là j'ai pas le temps. Bref, de bonnes surprises, de mauvaises aussi. Un peu de pogos; pour Deftones je suis ressortie avec des bleus plein les bras... Mais il faut bien profiter un peu.
Là c'est une photo que j'ai prise parce qu'elle résume un peu tout. Le ciel bleu, les gens qui errent en attendant les concerts ou en cherchant leurs amis, ceux qui se posent parce qu'ils en ont assez d'être debout, et les papiers qui s'amoncellent par terre... Une vague impression de fin du jour et de "on se retrouve pour un festival parce que c'est mieux que de pleurer sur un monde qui va mal".
Dernier jour, le plus long, le plus difficile. Déjà il a fallu plier la tente, et là je me suis rendue compte qu'on m'avait pris ma housse de tente!!! A quoi ça va leur servir hein?? Bon je suis pas matérialiste c'est pas grave, mais rouler une tente dans un tapis de sol c'est quand même pas glop... Puis quand ça fait deux nuits qu'on ne dort pas c'est quand même dur de tenir debout toute une journée; d'autant qu'encore une fois j'étais "celle qui ne boit pas"; donc celle qui a conduit pour rentrer à 2h du mat. Youpi!
Mais bon là c'était une suite de petits bonheurs; j'allume la radio pour me tenir éveillée et direct je tombe sur l'intro de Sunburn de Muse; j'achète un Yop à la station service et tout le long du chemin Amarine me raconte des blagues à la con pour me faire rire. J'aime rouler dans ces conditions :)