bisous à tous!
Je reste dubitative face au printemps. C'est la première année que je le sens aussi sournois, il te balance de petites fleurs plein les mirettes, des garçons célibataires en veux tu en voilà et un désir irrationnel de se mettre en couple. Mais je tiens bon!
Les garçons, ce sont les mêmes que cet hiver, la seule différence c'est qu'ils se sont faits larguer entre temps, ça les a bonifiés, mais c'est temporaire. Je ne vais pas me faire avoir!
J'ai trouvé ça louche dès le départ, les petits regards insistants dans la rue, la facilité avec laquelle ils se laissent inviter, et le fait qu'ils fassent la vaisselle sans que j'aie besoin de demander.
C'est comme ce docteur aux yeux verts, lundi matin, qui me prend la main pour m'expliquer que si je me suis foulé la cheville, c'est parce que je suis souple... Eh ben tiens...
D'ailleurs même les élèves tombent amoureux, je reçois les mots d'amour les plus candides qu'on puisse recevoir, et l'autre jour à l'école des élèves m'ont même sifflée avant de comprendre que j'étais la prof remplaçante.
Il y a donc anguille sous roche, j'attends le moment où le rideau d'étoiles va tomber; en attendant je les fais tomber au lance pierre et j'attends en dessous qu'elles viennent me dorer les épaules: après ce long hiver je l'ai bien mérité!
Pendant les vacances j'ai décidé de retrouver un peu le côté obscur; avec parcimonie ceci dit parce que je suis sous antibiotiques ce qui exclut toute consommation de bière. Je suis allée faire le festival Garorock à Marmande; une petite concentration de groupes célèbres ou non, du rock, du métal, du punk, de l'électro (et même rap et hip hop; mais bon ça me bottait déjà moins).
Ca vaut la peine d'être raconté; parce que je ne le referai pas deux fois!
Au programme, plantage de tente, repas sur le pouce, concerts concerts concerts, puis repérage de la tente sans GPS en pleine nuit dans une mer de tentes similaires. La nuit c'était sans doute le pire; bon déjà les nuits sous la tente c'est jamais confortable, mais ça ne m'a jamais fondamentalement dérangée. Non là, déjà il faisait super froid et humide, déjà. Et puis il y avait une rave dans le champ d'à côté, et les ondes de basses se propageaient dans le sol; nuit et jour, 24h/24. Alors après 1h de sommeil quand il fallait embrayer sur une nouvelle journée c'était un peu difficile. D'ailleurs j'ai pas parlé des douches... Et je n'en parlerai pas.
Donc heureusement le lendemain, contre mauvaise fortune, bon coeur, nous prenons un petit déjeuner à la terrasse d'un café avec une barquettes de fraises et des musiciens de rue; plutôt sympa.
Les groupes que j'ai vu le deuxième jour étaient excellents aussi, j'ai fait pas mal de découvertes; peut être qu'un jour je m'essaierai à la critique mais là j'ai pas le temps. Bref, de bonnes surprises, de mauvaises aussi. Un peu de pogos; pour Deftones je suis ressortie avec des bleus plein les bras... Mais il faut bien profiter un peu.
Là c'est une photo que j'ai prise parce qu'elle résume un peu tout. Le ciel bleu, les gens qui errent en attendant les concerts ou en cherchant leurs amis, ceux qui se posent parce qu'ils en ont assez d'être debout, et les papiers qui s'amoncellent par terre... Une vague impression de fin du jour et de "on se retrouve pour un festival parce que c'est mieux que de pleurer sur un monde qui va mal".