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Ma référence en matière de féminité, c'est Elisabeth Bennet; dans Orgueil et préjugé de Jane Austen. C'est promis je m'attèlerai aussi à Nadine de Rotschild mais je doute qu'elle égale mon héroïne en matière de vertu. Dans ce livre est dépeint un monde où l’estime est proportionnelle à la vertu, où la sensualité est intellectuelle, où la beauté s’incarne dans la perfection et pas le contraire.


 La perfection pour une jeune demoiselle était alors de conjuguer le talent des choses acquises à la féminité. Ainsi une fille se devait de savoir converser avec esprit, jouer du piano et chanter, lire à haute voix, dessiner. Elle devait aussi savoir faire des promenades dans la campagne sans salir ses toilettes, garder les mains blanches et pincer ses joues pour les avoir roses ; elle devait savoir danser avec grâce, être prête à recevoir chez elle aux moments les plus inopportuns, et rester digne dans les situations les plus humiliantes.

Elle devait avoir de l’humour et de la répartie, et un je ne sais quoi d’un peu tragique, une recherche d’idéal sans doute, qu’elle concrétiserait dans un mariage d’honneur et d’amour.

Je ne sais pas pourquoi ce monde matérialiste me fait autant rêver ; certains soutiendront que c’est l’époque des apparences et du « qu’en dira t’on ». Que derrière ces beaux semblants se cachent des cœurs aussi corrompus que de tous temps… Mais je crois sincèrement que pour les personnes, l’extérieur transforme l’intérieur aussi bien que le contraire. Que les codes, la politesse, les mœurs, modèlent les facettes les plus intimes de chacun de nous. L’habit finit toujours par faire le moine.
En juillet j'ai décidé de me remettre au half pipe, vous savez ces grands U où vous vous lancez pour faire des figures. Faut être un peu timbrée pour faire ça; on sait toujours qu'on finit avec un poignet cassé, et puis déjà pour se lancer à 4M il faut être un peu téméraire... surtout la première fois... Je me souviens je m'étais dit "ne réfléchis pas, tu le fais!". J'avais 14 ans et une réputation à construire; ne pouvant la bâtir sur une collection d'hommes, j'avais décidé de me faire une collection d'hématomes.

Enfin bref, là, c'était une belle journée, j'avais fait quelques largeurs de rampe, et je n'étais pas tombée, j'étais assez fière. Et puis pour crâner un peu plus j'ai voulu faire un 360° au sol, sur du plat.
Et là c'est pas passé, le dieu de la modestie a frappé, je me suis retrouvée littéralement couchée sur ma jambe, à ne plus pouvoir bouger.

Je n'aime pas les hopitaux. Pas que je craigne le personnel hospitalier, ou les piqûres; même le blanc aseptisé ma foi ça me change de chez moi, et j'aime bien. Non moi c'est la paperasse qui m'énerve, et attendre, bloquer une après midi pour un rendez vous qui dure 15 minutes.

Donc voilà, en gros c'est pour ça que pour un accident en juillet je passe l'athro scanner maintenant.

Hier soir mode panique; je réalise que je vais devoir me mettre en culotte devant un éventuel futur mari (oui j'aime bien le corps médical); alors à minuit je me réjouis de trouver de la cire dans le placard et commence à m'épiler une jambe. Et comme j'ai la flemme d'épiler l'autre je me dis que je la raserai le lendemain.
Et bien sûr j'ai oublié...
Le médecin qui devait me faire l'injection est venu me chercher, et m'a dit d'enlever le jean. Et là je me suis rendue compte que j'avais encore une jambe de yéti. Heureusement j'ai l'habitude d'être ridicule en radiologie, alors j' ai entamé la discussion le plus dignement possible vu les circonstances: "Euh... vous allez rire mais..."
Il y a des semaines comme ça...
Certaines choses vous sourient; vous leur souriez en retour. Et puis d'autres fois ça ne va plus, vous vous acharnez à sourire quand même, et le ciel continue de vous tomber sur la tête.
C'est un peu pour ça qu'il y a eu une "pause de blog"... On finit toujours par regretter d'avoir raconté des évènements à chaud.
**** vous saviez qu'évènement peut aussi s'écrire événement? voilà pourquoi on hésite tout le temps... faudrait les brûler les gens qui font l'orthographe, et les dictionnaires aussi...****

Que dire... petit bilan de la semaine:
-j'ai renoncé au privilège :) -en fait j'ai même pas compris à quoi ça servait- mais très envie de laisser tomber la 3ème personne quand même, finalement même si je ne m'appelle pas vraiment anansie, je ressemble assez à ce que je suis... schizo mais pas trop.

-sur le plan sport, abdos etc... à part le croûtage du roller et quelques abdos pour me donner bonne conscience j'avoue que j'ai fait plus de voiture que de vélo, et que je me suis consolée avec 4 tablettes de chocolats; que j'ai pris l'ascenceur plus souvent que l'escalier (pour ma décharge, sachez que je paie pour cet ascenceur des charges exorbitantes, il faut bien que j'amortisse!).

-sur le plan amical, rien à dire, Amarine sauve toutes mes soirées. Vendredi soir, concerts sur une péniche, avec deux garçons de très bonne compagnie. C'était incroyable l'ambiance qu'il y avait, j'ai passé la soirée à danser; ça fait du bien parfois de vider son âme quelque part.

.........petit interlude philosophique......

Platon et Socrate voulaient virer tous les artistes de leur cité idéale; mais ils voulaient garder les musiques de transe religieuse comme exutoire. Je pense à ça à chaque fois que je sors danser; vous savez ce moment où vous dansiez les yeux fermés, dans l'instant, et tout d'un coup vous ouvrez les yeux et regardez autour de vous: Il y a la musique trop forte, les lumières artificielles, et ces gens autour de vous, qui dansent, ces gens qui ont une vie, et qui viennent là, mais pourquoi? Vous arrêtez de danser, tout d'un coup c'est complètement glauque de se trouver là.
Et puis la transe reprend le dessus, la musique trop forte ça vous fait vibrer jusque dans le bout des doigts, il suffit de refermer les yeux, et de continuer à vider son esprit.
C'était donc "de la nécessité de la transe"...

........fin du petit interlude philosophique.....

-dans la sphère maison, tout va bien, ce soir avec Remy et Claudia on fait le sapin :D

-Bon, reste la dernière sphère... celle du travail... Ca ne fais pas longtemps, donc forcément c'est normal que je me plante un peu de temps en temps; mais moi j'avais envie que ce soit parfait, et ça m'a pris la tête... En fait je me dis que ce job on peut pas le faire si on est juste "ok"; si je peux pas être une très bonne prof je préfère changer de métier...

Ah tiens j'oublie la dernière sphère, santé... semblerait que mes genoux aient deux ou trois fois mon âge, plus de base-ball, plus de hockey, c'est ce qui me pend au nez... arthro scanner mercredi et entre temps la paperasse à mettre à jour. J'espère que ce n'est pas trop grave.

Alors voilà, pour toutes ces raisons, je me rebelle, et je passe ma journée en pyjama. Histoire d'être à fond pour rempiler demain...



 
                   Anansie adorait l'école, elle a trouvé le moyen d'y rester le plus longtemps possible!

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