Chez mes amis l'esprit de noël c'est revenir dans sa famille, mettre des cartes de voeux sur la cheminée; confectionner de petits gâteaux tous ensemble pour aller les porter aux voisins, le tout en écoutant des musiques de noël. Chez mes amis le soir de noël on mange tous ensemble, on discute, et on veille en jouant aux cartes.
Chez moi, pour noël, ma mère avait bien cuisiné aussi. Donc nous sommes passés à table; mais un quart d'heure plus tard mes frères étaient repartis jouer à Counter strike sur internet. Gé-nial!
Le lendemain la famille est venue; ma tante m'a offert un déodorant à la rose... était-ce un message subliminal pour me dire que je sens pas bon? Mystère... du coup je lui ai donné le paquet de secours (vous savez le paquet emballé que vous réservez au cas où une amie à vous se pointe avec un cadeau et que vous avez oublié de lui en acheter un) -paquet de secours contenant un gant de crin et des savons. Et toc :)
Donc bon, moi j'aime bien les fêtes; mais pas chez moi. J'espère que plus tard dans mon foyer il y aura une vraie ambiance de noël, comme dans le catalogue ikéa avec des gens qui rient et des photophores sur la table basse.
Je voulais juste faire un article pour remercier les gens compétents... Oui parce qu'on peste sur le service public; et moi la première, je maudis ces dindes qui passent leur temps à se faire les ongles pendant que je ronge mon frein pour un papier urgent.
Pourtant il arrive que l'on tombe sur des gens exceptionnels; et bien souvent leur travail enseveli par les boulettes des autres n'est pas reconnu. Ces gens ont bien souvent au dessus d'eux une hierarchie d'incapables qui récoltent toutes les fleurs pour un ouvrage qui n'est pas le leur. Ils ont aussi des collègues payés plus qu'eux, qui délèguent le plus de tâches possible et jouent au ping-pong avec les citoyens... Et pourtant ces gens exceptionnels conservent une conscience professionnelle admirable.
Alors voilà, juste comme ça, je dis MERCI à la dame du service des passeports, à la dame des relations internationales, et à toutes ces personnes qui font bien leur travail et qui font du bien à la société.
Bon oui, je délaisse ce blog, je finirai peut être par ne plus rien écrire?
Voici donc les actualités:
1) Je viens d'apprendre que je pars pour le Canada dans mois d'un mois, ce qui signifie que j'ai eu un vieux coup de speed pour demander un passeport et résoudre les paperasses relatives au départ. Je hais la paperasse... Ceci dit, partir comme ça c'est quand même la classe...
2) Je me suis trouvé un riche bienfaiteur pour financer un billet d'avion hors de prix: un ami italien de mon âge, blindé de thunes, qui vit à San Francisco et qui me propose de payer mon voyage. Mais c'est parce qu'il est un peu amoureux, et j'ai bien dit que mon objectif n'était pas de me faire entretenir par un homme. Alors j'ai refusé. Mais ça fait bien plaisir quand même! C'est marrant avec lui, je n'ai jamais accepté ses cadeaux, et je l'ai traité comme mes amis avec beaucoup de franchise, et sans tentative de séduction. Et lui à chaque refus il me propose quelque chose de plus gros encore... Là il veut m'offrir un week end à Los Angeles... Est ce que je dois accepter? Parce que à la base je mets un point d'honneur à être quelqu'un de désintéressé, mais là j'avoue que ça commence à être tentant...
3) Amarine m'a embarquée dans son projet de créer une plateforme qui recenserait tous les groupes, médias et labels de la ville afin d'améliorer la communication des évènements musicaux. Les gens nous disent qu'on entre dans un milieu pourri et corrompu, qu'on ne tiendra pas parce que tout le monde a échoué dans cette entreprise; mais comme on leur a expliqué, nous on ne fait pas ça par intérêt, on gagne déjà notre vie. Et puis Amarine connaît déjà beaucoup de monde vu qu'elle est critique pour un hebdomadaire. Je pense que la candeur ouvre beaucoup de portes, y compris dans les mondes corrompus; le triomphe du bien quoi... héhé!!
Voilà, en gros pourquoi je n'écris plus; j'ai une vie vraiment intéressante en ce moment, mais comme mon moral est coutumier des montagnes russes je pense que je posterai bientôt pour vous raconter mes malheurs :)
Il semblerait ces derniers jours que mon objectif initial ait été enseveli par de petites distractions telles que:
-Le travail: en cette période difficile où mes troupes ne parlent plus que de noël
-Quelques flirts aussi: il faut bien se distraire du travail
-Mes examens radiologiques (où j'ai dépassé les bornes du glamour, souvenez vous)
-Les boîtes de chocolats que m'offrent les parents d'élèves
J'ai donc décidé de me recentrer sur mon programme; je suis allée claquer des sous dans un magasin de beaux vêtements. J'ai quand même eu un doute en y entrant parce que les vendeuses ressemblaient un peu à des épouvantails (sur le plan vestimentaire, hein); on aurait dit une parade de perroquets. Vaguement inquiète je me suis dirigée vers les rayons; et j'ai commencé à regarder si je trouvais quelque chose de sympa. Et puis je l'ai repéré: Le chemisier à la coupe parfaite, au prix convenable et à ma taille. Je tends la main pour le décrocher... Et là comme par magie, l'article disparait sous mes yeux! Alors bon, je suis vachement rationnelle comme fille, j'ai compris qu'il y avait un truc. Je regarde à droite, et à gauche, cherchant un indice; et là déjà au

loin je vois une fille avec des yétiboots et des lunettes de soleil roses qui s'en va avec mon chemisier. Je l'observai pendant un petit moment. Cette créature fascinante semblait munie d'un radar; en une demie seconde elle repérait un article, et dans un mouvement parfaitement coordonné oeil-
tentacule bras elle le saisissait.
Sur ce point il est impressionnant de voir combien la nature est bien faite; l'évolution a permis à chaque espèce d'adapter son comportement à son milieu. Ici la fashion victime a développé un système nerveux totalement indépendant du cerveau afin d'assurer une quasi synchronisation entre la vue et la saisie; ce qui lui permet de survivre pendant les soldes tandis que des espèces moins évoluées se font piétiner avant d'avoir pu rejoindre les cabines d'essayage.
Ainsi, renonçant à mon chemisier, je me suis rabattue sur un collier de fausses perles; je trouvais que ça donnait un air d'ambassadrice; et sur une jupe dont je sais déjà que je ne la porterai jamais. Mais bon, Rome ne s'est pas faite en un jour; déjà je note que depuis quelques temps on ne me fait plus remarquer quand je suis bien habillée comme si c'était une exception; c'est tout de même le signe qu'il y a du changement...
Work in progress!